Dr. V, le monde et la représentation.
On ne vit pas, on ne meure pas dans un espace romantique où le rêve, l'ambition et l'espoir dirigent le monde et ont tout pouvoir. On vit, on meure, on aime, dans un univers cadrié et logique régit par des lois mécaniques qu'essaient de déchiffrer les scientifiques. Telle est la vision de Dr. V.
Après ma première visite chez V, j'ai laissé passer un an. D'une part car je vivais à ce moment à Londres et que ces voyages à Paris me faisaient beaucoup de mal. Venir dans la ville de l'amour, pour affronter mon infirmité était terrible. D'autre part, car l'idée de récupérer ces seringues ne m'enchantait pas vraiment. C'était contraire à ma façon de penser.
Il y a toujours une autre raison. Le but, la fin, et tous les arguments ne font jamais que cacher une raison plus profonde qu'on voudrait masquer.
Cette raison, c'est le Dr. V qui me l'a donné. La mécanique du corp et de l'esprit, leur symbiose magnifique peut s'enrouer dans le cas où intervient un sympathique agent inhibiteur: la peur. La peur, l'angoisse et le stress agissent à l'inverse du désir, et viennent a bout en un clin d'oeil de tout appétit sexuel. Pire, le chemin que parcourt la peur reste balisé pour que celle-ci puisse s'y réintroduire, encore et encore. Une fois que l'empire de la peur reigne sur le fonctionnement sexuel dans sa forme la plus simple, il s'étend alors à tout ce qui est en relation avec ce fonction vitale. Car tout ce qui est proche du fonctionnement sexuel devient une source de souffrance pour le corp et l'esprit, cela nous fait revenir à notre souffrance. Et notre intellect doit s'en préserver. La peur se transforme. Elle devient fuite et panique.
Je n'allais pas voir Dr. V car je fuyais mes problèmes, je fuyais une solution possible, par un reflexe naturel. La vue d'une souffrance prochaine engendre la fuite. Evident.
1 an pour revenir à lui. Un an pour comprendre, ce qu'il m'avait dit dans les toutes premières secondes de notre entretien: "La fuite est un reflexe naturel, c'est contre elle que vous allez devoir lutter".
Après ma première visite chez V, j'ai laissé passer un an. D'une part car je vivais à ce moment à Londres et que ces voyages à Paris me faisaient beaucoup de mal. Venir dans la ville de l'amour, pour affronter mon infirmité était terrible. D'autre part, car l'idée de récupérer ces seringues ne m'enchantait pas vraiment. C'était contraire à ma façon de penser.
Il y a toujours une autre raison. Le but, la fin, et tous les arguments ne font jamais que cacher une raison plus profonde qu'on voudrait masquer.
Cette raison, c'est le Dr. V qui me l'a donné. La mécanique du corp et de l'esprit, leur symbiose magnifique peut s'enrouer dans le cas où intervient un sympathique agent inhibiteur: la peur. La peur, l'angoisse et le stress agissent à l'inverse du désir, et viennent a bout en un clin d'oeil de tout appétit sexuel. Pire, le chemin que parcourt la peur reste balisé pour que celle-ci puisse s'y réintroduire, encore et encore. Une fois que l'empire de la peur reigne sur le fonctionnement sexuel dans sa forme la plus simple, il s'étend alors à tout ce qui est en relation avec ce fonction vitale. Car tout ce qui est proche du fonctionnement sexuel devient une source de souffrance pour le corp et l'esprit, cela nous fait revenir à notre souffrance. Et notre intellect doit s'en préserver. La peur se transforme. Elle devient fuite et panique.
Je n'allais pas voir Dr. V car je fuyais mes problèmes, je fuyais une solution possible, par un reflexe naturel. La vue d'une souffrance prochaine engendre la fuite. Evident.
1 an pour revenir à lui. Un an pour comprendre, ce qu'il m'avait dit dans les toutes premières secondes de notre entretien: "La fuite est un reflexe naturel, c'est contre elle que vous allez devoir lutter".
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