Mardi 13 janvier 2009
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J'avais 14 ans à l'époque de C. Aujourd'hui j'en ai 24. 24 ans et je suis sorti avec une bonne trentaine de filles. Une trentaine de filles c'est largement plus que ce que fera l'individu moyen.
Mais en terme d'intensité, je me dois de tirer ma révérence à l'ordinaire. Jamais je n'ai aimé comme lui.
Je suis un excellent séducteur car je suis désinteressé. Je manie le langage comme outil de séduction, non comme un moyen de communiquer. J'ai parfois l'impression que ma manière de parler aux
jeune filles et ma façon à moi de leur faire l'amour. Je joue des rythmes, des représentations. Je souffle le chaud, puis le froid. Et jamais, au grand jamais, je ne succombe à leurs charmes. Je ne
les désire pas, pas au moment où elles voudraient me séduire en tout cas. Don Juan pourrait être impuissant.
L'impuissance conduit paradoxalement à se prouver à intervalles réguliers qu'on est puissant. Et donc à séduire. Mais attention, il faut toujours souffler le froid juste avant que la
victime succombe. Car si séduire est un plaisir, avoir séduit renvoie directement à notre sentiment d'impuissance, car nous sommes incapables de conclure.
Par everysecond
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Publié dans : Passé
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