Mardi 28 juillet 2009
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J'ai atteint un point assez critique à mon avis. Si je me retrouve près d'une fille et qu'il y a entre nous une relation implicite et de nature sexuelle qui se crée alors je panique très
rapidement. Je sens d'abord tout le sens de la situation. C'est là où je
devrai faire quelque chose, mais je ne peux pas. Je ne peux même plus la regarder dans les yeux, m'en approcher. Il
faut que je fuis, et vite. Je ne sais pas comment je vais résoudre ce problème avec A.L . En général, je suis suffisament doué pour les faire fuir en quelques jours, quelques semaines. Peu à peu
elle oubliera sans doute la douceur de nos premiers échanges et la sincérité de notre attirance pour ne se rappeler que ce garçon étrange qui la rejette. A moins que?
Par everysecond
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Mardi 28 juillet 2009
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20:16
Quand je croise une femme dans la rue, j'ai peur. Je dois baisser les yeux. Si une passante est belle et que je la vois de loin approcher, sa beauté ne m'attire pas, elle me fait mal. Elle me
ramène à ma condition. C'est comme un scorpion qui retourne contre lui son propre dard, je suis celui qui se subit lui-même. La beauté me pénètre comme un couteau acéré. Je ne peux plus vraiment
sortir, je ne peux plus vraiment m'aventurer dans le monde car toute cette symbolique sexuelle m'agresse, me plit. Mon physique est peu à peu sculté par ces multiples attaques de gens voulant
échanger, de jolies femmes qui me sourient. Sur mon visage on lit l'effroi, le dégout. Les gens pensent que je les rejette ou que je les méprise. C'est faux. Je suis simplement terrorisé et je
controle pas les battements de mon coeur.
Bret Easton Ellis écrit au tout début de Less Then Zero "People are afraid to merge on the high way". Je ressens cette peur tout au fond de moi-même, comme une blessure a vif. Je ne peux pas
vraiment m'adresser à un groupe de personne, même des proches. J'ai peur d'eux. J'ai peur de l'autre et j'ai peur de moi. J'ai peur de l'autre car j'ai peur de moi. J'ai peur de la vérité.
Par everysecond
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Samedi 26 septembre 2009
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15:50
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Je ne me fie plus du tout à ce que je me dis à ce que je rêve à ce dont j'ai envie. Mon coeur et ma
pensée s'allient pour tout détruire, j'ai construit un système dans lequel je suis prisonnier, j'ai construit de beaux murs et de très jolis barreaux. Je suis de mon coeur le juge, le bourreau.
J'ai empoisoné Eros, j'ai...
J'ai fait tout ça bien beau, comme dans un joli conte, et j'ai choisi la fin, il faudra que je sois sauvé. Ô oui sauvé, c'est bien beau. Tout jeune, tout beau, cherche belle pour briser les
barreaux. Et que j'ai mal et que je suis triste et que c'est pathétique et que que que. Il faut être bien sot pour se plaindre des murs qu'on batit, des amours que l'on recherche et du coeur qu'on
a refroidi.
Je trouve des amours assez beau pour me détruire, des belles sanguinaires, trop faibles pour la pitié, trop méchantes pour la discrétion. Des belles timides et fauves, aux coeurs désabusés, que
j'amène au non sens, que j'invite au néant. Amusant de te perdre au détour de mes mots, si simple de perdre le sens, le coeur, les choses. Et quand je t'ai perdu je peux pleurer tout seul, je peux
regarder cette blessure, montée au ciel et qui maintenant se referme comme la gueule du loup. Tu m'as mordu aussi mais pas assez fort, j'aurais voulu ta marque profonde pour me rappeler encore,
quand le poison subtil vient après tout salir, te rendre horrible, te faire mourir. J'aurais voulu ta trace pour toujours me souvenir, te sentir encore sur ma chair pour pouvoir me rappeler enfin.
Car oui c'était vrai, le coeur aime et ta peau est douce! Toi qui fut si belle dans la nuit d'Eden. Toi que j'eusse aimé, ô toi qui le savais. Et si le vent n'avait pas tourné, si tu
n'avais pas cru à tout ça, si tout ces si n'avaient était que des Là. Mais si n'est jamais là et un être téléscopique tout en si sombre toujours dans le néant là là là.
Mais pourquoi diable faut-il que j'espere des autres, que je fracasse encore et encore ce coeur 1000 fois brisé . Mon sol est détrempé et l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.
Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve trouveront dans ce sol lavé comme une grève le mystique aliment qui ferait leur vigeur!!!
Ô douleur, Ô douleur, le temps ronge la vie, et l'obscur enemi qui nous ronge le coeur, du sang que
nous perdons croît et se fortifie.
Mais cette jolie nuit a changé mes envies, j'ai entendu le tic tac de ta montre dire "tais-toi" à ce terrible coeur, et sur ces jolis bras, sur cette jolie peau, j'ai vu se dessiner des
jeux et se dessiner des mots. Des mots qui viennent d'ailleurs d'un monde caché, protégé. Un écho bien lointain, d'avant, d'il y a très longtemps. Du temps où aux fenêtres il n'y avait pas de
barreaux.
Par everysecond
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